mardi 3 avril 2012

Encore citadin !

Voilà presque trois semaines que je suis en Indonésie. Je ne sais pas trop pourquoi j’écris. Est-ce pour donner des nouvelles ou bien une forme de thérapie-introspective du voyage par l’écrit ? En fait, un peu les deux et surement aussi par pur plaisir de jouer avec les mots et d’étaler des caractères sur un écran. J’ai l’impression de me répéter, parfois d’être trop compliqué, confus, pas assez concis ni intéressant. Il suffirait de dire un peu ce que je fais, ce que je vois et où je vais... Allé j'essaye !
Orchidée du Botanical Garden de Bogor


Définition : Green Washin : activité peu couteuse menée par des industries polluantes  qui consiste à faire croire au public que le respect de l'environnement est une priorité pour elles... Burk !
Un ptit voisin qui pique des fruits chez nous (et au passage regarde ce que font les boulets)!
Un homme transporte sa récolte de Manioc près du lac
Bon. Je suis à Yogyakarta pour 2 semaines de cours d’Indonésien intensif. 6h par jour en face à face avec 3 profs successifs. En fait, j’ai juste l’impression que comme ça on peut se débrouiller dans n’importe quelle langue en quelques semaines ! Comme l’Indonésien est particulièrement PAS difficile, je m’en sors déjà pas mal (alors que je croyais être un handicapé des langues)... C’est super agréable de pouvoir demander son chemin, discuter et blaguer un peu dans la rue. Même si beaucoup de vocabulaire manque encore, j’arrive la plupart du temps à me faire comprendre pour des trucs de base. Cool !




Djogdja (Yogyakarta) est une petite-grande ville d’environ 5 millions d’habitants. Situé à l’Est de l’île de Java, elle est célèbre pour ses magnifiques temples de Borobudur et de Prembanan (Elles font un peu guide du routard ces 2 phrases là, non ?!).Située au pied du volcan Mérapi, la ville est célèbre pour ses centaines d'universités et ses légions d'étudiants. C'est plutôt agréable d'être ici, on se sent ailleurs, dans un autre environnement que Bogor. Les gens me regardent moins, ne m'interpellent même presque plus au noms de "Mister !" ou "boulet !". Il y a une grande rue commerçante appelée Jalan Malioboro et pas mal de choses à voir un peu partout.
Vendeur ambulant

Un Warung parmi des milliers. On y mange plus ou moins bien mais jamais très cher !

Bon voilà, je me plais bien ici. J’en apprends de plus en plus sur la culture (ou du moins certaines cultures…). J’ai souvent pour éléments de comparaisons quelques pays d’Afrique Sub-saharienne et le Maroc (je vous passerai le parallèle culturel ou socio-économique…). Et ben je dois dire que parfois je m’y retrouve mais parfois PAS DU TOUT! Du coup j’en oublie les comparaisons et je profite simplement, j’apprends et je découvre au quotidien. J’ai par exemple beaucoup appris sur la culture de « non confrontation » des Asiatiques (excusez moi pour la généralité, les Afghans, les Irakiens et les Syriens sont Asiatiques aussi non ?… Mais on se comprend quoi !). En effet, ici, on m’a expliqué que la confrontation frontale, le refus catégorique, l’opposition vive n’existait pas ou du moins sous des formes justement non frontales, non catégoriques, non vives… Un problème relationnel n’est jamais exposé de front, pour éviter le choc, l’affrontement, on passe par des subtilités, un tiers, etc. Euh… quoique quand on voit le dynamisme de la société civile et la violence de certaines manifestations ici (en ce moment pour protester contre l’arrêt des subventions à l’énergie : électricité et essence. Au 1er Avril, les prix devraient exploser et ça ne plait pas du tout à beaucoup de gens…). Deuxième argument qui contredit le « pacifisme légendaire » des Asiatiques (en plus de la dérouillé que ce sont pris les Américains au Vietnam), le film que j’ai vu hier. En voici la bande annonce… No comment !  

Il y a quelques jours, j’étais à un concert de Reggae. Trop marrant de voir des Rasta Indonésiens tripper (à jeun) comme des oufs sur du bon BoB, du Alpha, etc. C’est vrai qu’ici les fêtes ne sont pas légions et l’ambiance de soirée assez calme en général. Alors qu’en France je me couche tardivement, ici, c’est souvent que je dors à 22h, 22h30… Donc une petite soirée Reggae c’est super appréciable !!! Au passage on a rencontré des gens simpas dont un gars en particulier qui vaut la peine que je vous en parle. Petit fils de communiste, fils de communiste, lui-même communiste ou bien anarchiste selon les cas, je vous présent Agawech. Ce gars a les yeux qui pétillent d’intelligence et la rage au cœur. Etudiant en littérature Française, il a Albert Camus tatoué sur le bras gauche et El Che sur l’autre. Emprisonné 5 fois depuis 2005 pour simple délit d’opinion (le communisme est interdit et sévèrement combattu en Indonésie), il nous parle de ses opinions, de sa vision d’une Indonésie soit disant en développement mais qui cache un immense gouffre de misère et d’injustice. Il en veut à tout le monde, il ne croit plus à la démocratie… Personnage intéressant !
 
Reggae concert


Street art

Musicien de rue

Hé il est bizarre ce "boulet" là...

Un des millions de petit vendeur Indonésien...

Ces derniers jours, il y a de gros orages… Heureusement avant cela, j’ai pu visiter le temple de Prembanan… Vous connaissez ce discours qui consiste à dire qu’on veut sortir des sentiers battus, ne pas faire des trucs de touristes, être à l’arrache ? Pourquoi ? Et bien déjà pour se sentir unique (ne pas faire comme la masse) et ensuite pour ne pas avoir à faire à des comportements commerciaux ou intéressés de la part des populations… En d’autres termes on veut des zones vierges à explorer et des « indigènes » naïfs, gentils, sincères qui ne pensent pas à l’argent… On veut aller dans des pays pauvres et dépenser le moins possible, manger comme les gens, vivre comme les gens et ne surtout pas trop investir dans le développement du pays, cela pourrait faire qu’il soit moins « exotique » pour nos enfants… Héhé, pour changer, j’en fais trop, je provoque, je suis le premier à vouloir sortir des sentiers battus… Mais tout de même, je me suis aussi souvent posé la question des impacts de ce choix et de l’individualisme d’une telle décision. En d’autres termes, soit on se met le doigt dans l’œil en croyant qu’on n’est pas comme les autres (on ne pourrira pas l’endroit, les gens), soit on assume ouvertement vouloir « conquérir » -bien entendu pacifiquement- de nouvelles terres avec notre appareil photo tout neuf et nos baskets Décathlon… Mais cela pourquoi au final ? Pour notre seul satisfaction personnel, nos envies d’exotisme « authentique » (ou du moins l’idée que l’on s’en fait), rien d’autre… Un long discours provocateur pour dire en fait que je comprends pourquoi certains lieux sont touristiques… Quand la beauté est au rendez-vous, quand le génie de la création humaine s’exprime de la manière la plus esthétique qui soit, quand l’histoire marque le présent, quand le lieu est en plus facilement accessible et pourtant tellement dépaysant, et bien les touristes se précipitent… Rien de plus normal ! A chaque pays ensuite d’exploiter son potentiel et d’offrir différentes possibilités aux adeptes de chemins balisés comme aux aventuriers intrépides. Et à chaque touriste de trouver un juste milieu entre hors piste et joyaux de la culture. Et à chaque chômeur d’envisager une solution ingénieuse pour tirer quelques euros de nos pochettes bien souvent pleines ! Pour ma part, je suis un peu les deux, j’assume et ne cracherait pas sur ce temple teeeeeellement impressionnant qu’il aurait fallut être fou pour ne pas y aller ! Regardez par vous-même…









Allé j’arrête avec une dernière anecdote. Ce week-end je buvais des bières avec des potes sur les marches d’une petite superette. C’est un coin fréquenté par des sortes de Punks Indonésiens et des étudiants un peu « alternatifs » (passés moi le concept pourri…). Il y avait trois gamins de 10, 13 et 14 ans qui ramassaient les bouteilles en verre des buveurs… Je me suis naturellement mis à leur parler à la fois pour exercer mon Indonésien, parce que j’kif rigoler avec les gosses et aussi pour savoir ce qu’ils faisaient… A votre avis ? De pauvres orphelins qui vont acheter de la nourriture ? Non non, ils collectaient et vendaient les bières à 0,12 cents d’euros pour… Aller à la piscine dans un hôtel voisin !!! Environ 0,80 cents l’entrée par tête, ils devaient ramasser une vingtaine de bouteilles. Et ils l’ont fait ! J’ai tout de même penser, mais quel monde de merde où des alcolo se bourrent la gueule, des gamins ramassent les restes et un patron d’hôtel encaisse les bénéfices… En me levant Dimanche matin bien fatigué, j’ai pensé à eux 3 et me suis dis qu’ils devaient faire de sacrés « ploufs » et s’amuser comme des ptits fous d’enfants qu’ils sont!

Ce Vendredi je vais grimper le Volcan encore en activité appelé le Mérapi. Sa dernière éruption date de 2010. Ca va être chouette de se sentir sur le toit de Java (ou presque ?).
Ben justement le Mérapi !
 A plush !

dimanche 18 mars 2012

Première semaine

Indonésie.
Pays de démesure et de contrastes. Archipel aux 17 000 îles, pays laïc aux 200 millions de musulmans, récente dictature mais aussi nouvelle démocratie déjà gouvernée par une femme, corruption et clientélisme, énorme diversité des cultures, pays aux 540 dialectes, hommes d’affaires milliardaires et indiens Punans des forêts, joyau de nature et de biodiversité, plages paradisiaques, rizières, volcans et forêts tropicales, pollution immonde, mines gigantesques, gaz naturel, pétrole et huile de palme,... L’Indonésie ne laisse pas indifférent. Ce pays me semble être à lui seul un continent éclaté qui promet de m’offrir émotions fortes, émerveillement et choc culturel. 

Interdit de jeter des clous...

La grande Mosquée Istiqlal de Jakarta

Street Art à Jakarta

Cliché...
Vendeuse sur une place


« L’unité dans la diversité », la devise qui en dit long…

Voilà une semaine que je suis ici. L’arrivée à Jakarta fut surprenante. L’autoroute à 8 voies qui mène de l’aéroport de Jakarta à Bogor est un fleuve immense de voitures et de deux roues qui s’écoule lentement et sans fluidité tel une substance visqueuse, noire et polluée qui serpente entre les buildings de 30-40-50 étages. Les embouteillages sont terribles, ils laissent tout le temps d’observer… L’immensité de ces infrastructures routières est surprenante ! L’opulence projetée aux yeux du nouvel arrivant également ! Je ne peux compter le nombre d’immeubles en verre qui frôlent les nuages, le nombre de publicités et d’écrans géants, de bretelles d’autoroute qui se chevauchent et s’entrecroisent… Tout cela me rappelle que l’on est bien dans une mégalopole, un centre urbain gigantesque qui draine une richesse considérable. Pays en développement ? Pays pauvre ? Pays Moins avancés ? Tiers Monde ? Celui qui pense échapper aux I Phones, Black Berry, Mercedes, BMW, show télévisés lobotomisant et Mc Donald en allant au Sud se trompe lourdement… Peut-être plus qu’ailleurs le capitalisme et sa publicité consumériste s’étalent sans retenue pour rappeler aux pauvres qu’ils n’ont rien et aux riches qu’ils n’ont encore pas assez…

Jakarta by night
Jakarta...
Jakarta le jour
Bogor. (Petite) ville d’un million d’habitants. Je travaille dans un Centre de recherche international en foresterie. L’objectif principal est de contribuer à mieux connaitre les forêts et les gens qui en dépendent pour mieux gérer les ressources forestières, de manière durable et équitable. Je ne vous perdrai pas ici dans les méandres de la gestion sociale de l’environnement et des ressources naturelles. Un point seulement. Comme pour toute chose, je pense qu’il faut (du moins il faut tendre à…) soutenir les populations les plus démunies, les plus fragiles. Il ne s’agit pas d’être utopiste ou déconnecté des réalités économiques, des réalités de terrain. Il s’agit de garder une éthique dans la science et le développement, une vision sociale du progrès. Croire au progrès, croire à un monde meilleur, c’est viser l’équité sociale, l’égalité et la justice (Ouuuh putain on croirait du F. Hollande…). S’il faut faire des sacrifices économiques ou même environnementaux pour des raisons sociales, alors oui pourquoi pas. S’il faut couper la forêt par endroits pour donner du travail aux gens, s’il faut planter des palmiers à huile pour remplir les caisses de l’Etat, s’il faut couper des arbres centenaires pour développer une région pauvres… Ben pourquoi pas (de mon point de vu)!  Mais comment ? Par qui ? Au profit de qui ? Avec quelles précautions et quelles priorités ? En suivant quel modèle économique ? Avec quels mécanismes de redistributions ? Quelle éthique ? Ce qui est évident c’est que la situation actuelle profite bien trop au secteur privé et pas suffisamment aux plus démunis. Les multinationales se gavent, payent certes des impôts (20% tout de même sur l’huile de palme à l’export) et l’Etat choisis d’allouer ces fonds là où il l’entend. Dans une démocratie transparente et sans corruption, pourquoi pas (même si la logique économique est critiquable) mais lorsque les politiciens en profitent pour s’enrichir à titre personnel en n’accordant aucune importance aux communautés locales, alors là… Cela pose problème… Et donc il faut combattre intelligemment !
Feuille d'Aracée

Sur le chemin du travail

Entrée du travail
Que dire de cette première semaine ? Certains pensent peut-être que les tropiques c’est les vacances, les ballades dans la nature et les repas au coin du feu avec des indiens de la forêt… Désolé de casser le mythe mais pour le moment rien de très incroyable. Au bureau (bien trop climatisé), j’ai passé l’essentiel de mon temps (8-9h par jour) entre publications scientifiques (bien trop en Anglais) et mails de premiers contacts (bien trop sérieux), formalités administratives (plutôt efficaces) et synthèses de documents (bien trop longues). Bien sure (et bien heureusement !!), il y a du bon café ! Comme à mon habitude, quelque soit la latitude, je fonctionne à la caféine… Donc les pauses « Kopi hitam » ont été aussi l’occasion de rencontrer des gens, chercheurs, consultants, employés divers du CIFOR ou de l’ICRAF. Le cadre de travail est excellent ! C’est très stimulant de travailler dans cet environnement international entouré de compétences variées du plus haut niveau. Je vais commencer par préparer mon étude de terrain ici à Bogor puis je m’envolerai pour Bornéo et l’archipel des Molluques pour aller au contact de la réalité… Pour l’instant c’est les tropiques climatisés, la forêt sur papier, les communautés villageoises à distance.
Je vie dans une petite chambre avec douche dans une petite maison Indonésienne. Propre, confortable, ni trop ni pas assez. Mon voisin immédiat, Arif, est un Indonésien en post-doc qui a vécu en Allemagne. Très cool, il m’apprend plein de choses sur la culture et quelques mots de vocabulaire en Bahasa Indonesia. Au rez-de-chaussée, Ariane et Thibaut, deux étudiants Français en stage également. Ils sont simpa et curieux, tout comme moi, de cette culture nouvelle. J’adore le quartier, c’est vivant, populaire, on dirait un village en fait. Les enfants m’interpellent souvent par des « Boulet ! boulet ! (l’étranger) » ou alors « Hello Mister ! Hello Mister ! ». Les adultes sont curieux mais respectueux. Pas de tourisme ici donc pas de comportements « monétaro-touristiques ». Moi qui avais une petite appréhension vis-à-vis de la politesse, du respect, de la timidité asiatique… Et bien c’est balayé ! Je ne vais pas me lancer dans des généralités sur les Indonésiens mais pour le moment je les trouve agréables, gentils, souriants et plutôt super accueillants ! C’est vraiment cool d’être ici.
Si jeunes et déjà membres de la troupe d'artistes

Une troupe d'artistes sur une place de la vieille ville à Jakarta
Cracheurs de feu et fouetteurs !
Location de vélos funny à Jakarta
 Bon, vous me connaissez, ça me démange, j’ai un peu envie de parler de Syrie (une boucherie sans noms qui pose des questions tellement complexes sur le devoir/droit d’ingérence…), de Palestine (25 morts et 75 blessés qui n’ont une fois de plus aucune valeur aux yeux du monde…), du Soudan (où Omar El Béchir continue de massacrer une partie de son peuple au Kordofan), de France (où Sarkozy s’est fait humilié sur le plateau du Petit Journal alors même qu’il parait qu’il remonte dans les sondages), du Nigéria (où une secte extrémiste opposée à une junte militaire corrompue menace la stabilité de cet immense pays). Mais je ne vais pas encore faire mon relou avec la politique quand même… Laissons cela aux journalistes, ils nous dépriment très bien au quotidien. Mais cela reste important de rester connecté, de garder les yeux ouverts.
Je suis en Indonésie alors parlons d’Indonésie.
Fier de sa bécanne !
Taxi moto suivi d'un "Hangkot" les bus locaux
Le « bahasa Indonesia », langue nationale, n’est pas très très difficile. Je m’en sors déjà pas trop mal, du moins pour prendre un transport, manger, se présenter et faire rire les personnes rencontrées par mes erreurs. Reste beaucoup de travail, mais j’y travaille ! En allant vers les gens, en essayant d’échanger, de comprendre, de discuter… Mais quand même, c’est la première fois de ma vie où je me retrouve dans des situations ou l’incompréhension est totale, mais alors mais TOTALE. Impossibilité complète de faire comprendre une chose simple à mes interlocuteurs. La plupart des gens ici ne parlent même pas 2 mots d’Anglais. Et pourtant je suis en ville ! Imaginez à la campagne… Alors bon, on fait comme on peut avec la gestuelle et pis tant pis si la conversation se termine par un sourire gêné… c’est un défi pour moi car j’ai trop besoin d’échanges, de relations sociales pour en rester là. C’est un peu frustrant parfois. Mais ça tombe bien, je pars la semaine prochaine à Jogjakarta pour 2 semaines de cours intensifs (6h par jour). Je vais vivre dans une famille Indonésienne, manger Indonésien, boire Indonésien et peut-être même rêver Indonésien en fin de compte !

A la gare
Pour finir 2 anecdotes :
Vendredi soir à Jakarta, Edith était invitée par une amie qui vie en Indonésie depuis 2 ans. Donc je me suis joins au groupe, c’était l’occasion de voir Jakarta la géante… Mis à part le coté prévisible de la soirée d’expatrié que je n’ai pas vraiment apprécié, un détail de la soirée mérite d’être raconté. On a voulut nous emmener dans un tout nouveau bar, soit disant tendance de la capitale. En fait un repère à fils et filles à papa… Thibaut était en sandales donc à l’entrée les vigiles le refoule. « Non Monsieur, les sandales ça ne rentre pas ! ». Bon, je passerai sur la carrure IMPRESSIONNANTE des vigiles qui devaient bien faire 1m65 de moyenne pour 53 kilos… Mais le plus drôle c’est quand un vigile a entrainé Thibaut vers un banc à l’extérieur. Il s’est assis et a commencé à défaire ses lassés puis à retirer ses chaussures pour les lui prêter ! Imaginez la gentillesse du gars… Il te refoule mais il se sent tellement mal qu’il veut te prêter ses chaussures… Son boss lui a dit « tu ne laisse rentrer personne en sandale » mais à oublier d’ajouter « toi tu ne boss pas en sandales ! ». LoL ! Thibaut a refusé encore heureux… Cet épisode bien drôle ne m’a pas pour autant donner plus envie de rester à Jakarta où les embouteillages sont tout simplement déprimants (partout tout le temps !). Le lendemain, après une visite de la vieille ville, retour à Bogor par le train pour la modique somme de 65 centimes d’euros…

MIAM ! No comment...
Ouhhh miam miam ! Moi qui aime manger, l’Indonésie regorge de plats divers et variés. Du riz sous toutes ses formes (Nasi putih, goreng, etc.), des beignets frits (Krupuk), des salades méga-pimentées (Gado Gado), du poulet et du poisson pour tous les goûts et bien d’autres choses… Et que dire des fruits… La plupart semblent être de la famille du litchis mais avec une diversité de couleurs et de goûts bien appréciable. En bref, je me régale (et pour presque rien !) ! Mais dans le même temps, je n’ai pas fait autant de sport depuis l’âge de mes 15 ans ! Au CIFOR c’est un peu le luxe, y a une piscine, une salle de sport et deux terrains de foot (extérieur et intérieur). Donc je me suis remis au footing et au foot activement. Le mardi et le jeudi entre midi et deux, match de foot-salle avec des Indonésiens. Ils sont inconnus en coupe du monde mais il y en a quand même quelques uns qui sont super bons ! Avec ma carcasse de géant (oui oui ici je suis un géant), j’ai parfois du mal à suivre les zigzags de petits nerveux d’1m53…

Des petites voisines

Oh dis donc, y a quoi la dessous à ton avis?
Sampai jumpa lagi !
Un sacré ptit numéro !